Risques Sanitaires en Rhône Alpes

Site officiel de la Région Rhône-Alpes
ARS

Dernière mise à jour le 4 Juillet 2017

› Accueil

Actualités

print

Le 4 Juillet 2017 - Épidémie hépatite A dans communauté HSH

     Une importante épidémie d’hépatite A est observée chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), dans une quinzaine de pays en Europe depuis l'automne 2016. Elle a atteint la France métropolitaine, au dernier trimestre 2016 et, depuis mai 2017, la région  Auvergne-Rhône-Alpes.

     Du 1er janvier au 27 juin 2017, en région Auvergne-Rhône-Alpes, 115 cas d’hépatite aiguë A ont été déclarés, dont 69 % sont concentrés sur les mois de mai et juin. Le nombre de cas déclaré à ce jour est supérieur au nombre annuel moyen de cas déclaré sur les trois années précédentes. On observe que les cas sont majoritairement des hommes, le sex-ratio H/F étant de 4 versus 1, en moyenne, entre 2014 et 2016. La recrudescence du nombre de cas observée récemment, dans notre région, est particulièrement marquée dans le Rhône mais concerne également à ce jour l’Ain, la Loire et la Savoie.


En tant que professionnels de santé, nous vous demandons :

1. De promouvoir la vaccination contre le virus de l'hépatite A dans cette communauté. Dans le contexte que nous connaissons de tensions en approvisionnement en vaccins, un avis du HCSP :

      ·  précise les populations prioritaires à vacciner parmi lesquelles figurent les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ;

      ·  recommande de n’effectuer qu’une seule dose pour les nouvelles vaccinations et de ne pas faire de rappel pour ceux qui ont déjà reçu une dose, même s’ils sont à nouveau en situation d’exposition (sauf pour les personnes immunodéprimées) ;

      ·  recommande la réalisation d’une sérologie préalable à la vaccination. Dans le contexte épidémique actuel, la DGS souligne que cette recommandation ne doit toutefois pas constituer un obstacle à la vaccination.

NB : L'ARS ARA apporte son appui aux centres de la région où ce vaccin contingenté peut être délivré (centres de vaccination, CeGIDD et milieu hospitalier) pour assurer leur approvisionnement en assurant le lien avec l'ANSM. À ce titre, nous vous prions de vous assurer préalablement que le centre vers lequel vous orienterez votre(s) patient(s) soit en capacité de le(s) vacciner et de nous faire remonter le cas échéant toute difficulté en lien avec les tensions en cours.

2. D'être vigilant lorsque vous recevrez un patient présentant un tableau clinique compatible en demandant une confirmation biologique diagnostique. L’hépatite A étant à déclaration obligatoire, nous vous rappelons la nécessité de signaler tout cas confirmé au Point Focal Régional de l’ARS (Mail : ars69-alerte@ars.sante.fr ; Fax : 04 72 34 41 27 ; Téléphone : 0810 22 42 62). Vous pourrez réaliser ce signalement par l'envoi du formulaire MDO dédié.

     
Au-delà de l'importance d'un suivi épidémiologique rapproché et réactif, la survenue d'un cas d'hépatite nécessite en effet la mise en œuvre de mesures de santé publique adaptées chez des sujets contacts.

      Pour mémoire, l’hépatite A  se manifeste après une incubation moyenne de 30 jours (min : 15 jours, max : 50 jours) par une fièvre, une asthénie très marquée, des nausées accompagnant des douleurs abdominales puis l'apparition d'un ictère. Il existe une forme sévère, rare qui produit une défaillance hépatique majeure conduisant au décès. Il n'existe pas de forme chronique de la maladie. Le diagnostic repose sur la clinique et la mise en évidence d'anticorps IgM anti-VHA.

      Le mode de transmission principal reste interhumain (de personne à personne), par voie oro-fécale. Cependant, la transmission alimentaire à partir d'eau ou d'aliments crus (coquillages) préalablement contaminés par des déjections est également possible et à l'origine de cas groupés. La prévention repose sur  l’hygiène personnelle et collective, en particulier l’hygiène des mains et la vaccination.

Le 30 Décembre 2016 - Grippe en région Auvergne-Rhône-Alpes : Forte intensification de l'épidémie

Forte intensification de l'épidémie au cours de sa 2ème semaine :
- Doublement de l'incidence des syndromes grippaux vus en consultation de ville
- Doublement de la part d'activité liée à la grippe dans les services d'urgence
- Forte  augmentation  du  nombre  de  cas  graves  de  grippe  admis  en  réanimation  et d'épidémies d'infections respiratoires aigües en collectivités de personnes âgées
- Circulation quasi-exclusive du virus A(H3N2)
- Impact très marqué sur les 65 ans et plus
A ce stade, pas de caractéristiques plus sévères des cas graves et des épidémies en collectivités de personnes âgées par rapport aux saisons précédentes.

Le 27 Décembre 2016 - Recommandations concernant l'épidémie précoce de grippe saisonnière

L’épidémie de grippe est actuellement en cours dans les 13 régions métropolitaines. Le virus dominant est le virus A (H3N2) qui généralement impacte fortement les personnes âgées. A ce titre, les établissements de santé pourraient être particulièrement impactés par la prise en charge en urgence de patients atteints par les virus hivernaux, alors que la période de congés de fin d’année est commencée.
Nous vous demandons donc une vigilance particulière lors de vos consultations. Il est recommandé de ne réorienter vos patients vers les urgences que dans les cas le nécessitant. La Direction générale de la santé rappelle l’intérêt de la vaccination pour certaines populations. Elle est efficace sur la souche circulante, et elle peut encore être pratiquée pendant quelques jours.
Les collectivités de personnes âgées sont particulièrement concernées et il est important d’identifier rapidement les premiers cas pour mettre en place, dans les plus brefs délais, les mesures barrières et les traitements permettant de contrôler la transmission du virus grippal.
L’utilisation précoce des traitements antiviraux pour les personnes fragiles symptomatiques a mis en évidence chez ces patients une réduction de la durée d’hospitalisation, de la durée de la maladie ainsi que des formes sévères. La décision de mettre en place ce traitement ne doit pas attendre la confirmation virologique du diagnostic.
Afin de suivre la situation au plus près, vous pouvez vous rapprocher de votre ARS qui est informée quotidiennement de l’évolution de la situation. En cas de difficultés majeures, vous veillerez à alerter sans délai votre ARS via son point focal régional.

Pour plus d’informations sur la situation épidémiologique :

Qualité de l'air en Rhône-Alpes

Source : Air Rhône-Alpes

Mise à jour quotidienne

Accès Réservé